Jason Bajada

Répertoire > Jason Bajada

Présentation

Jason Bajada baigne dès son plus jeune âge dans un monde où français et anglais cohabitent en symbiose: de son père, il tient l’amour du premier, et de sa mère, le second. Après un élan notoire à titre d’auteur-compositeur-interprète dans la langue de Shakespeare, Bajada fait enfin le saut dans la cour de Gainsbourg.

Complètement délié du sentiment d’imposteur qui le hantait à l’égard de la pulsion de Molière, l’artiste s’émancipe donc de ses craintes et plonge tête première dans l’aventure francophone en livrant une proposition de taille : Le résultat de mes bêtises.

Difficile ici de parler de suite (sans pour autant renier les salués Loveshit et The Sound Your Life Makes), Bajada opte plutôt pour le renouveau. En somme, l’homme éprouve un besoin de changement, drastique, canalisé à travers un nouveau vocabulaire, d’un champ lexical jusqu’ici inexploré et le pose comme canevas de départ.

Ce n’est qu’après le véritable coup de tête qu’a été la chanson «Minolta» que Jason Bajada réalise que ses mécanismes d’écriture sont aussi fluides dans les deux langues… L’auteur-compositeur-interprète décide alors de s’isoler loin de la cité avec cette nouvelle inspiration pendant près d’un mois pour y jeter sur piste les dites «bêtises».

Une fois l’idée campée, sont nées onze titres dans la fougue, tirant leur force des mélodies – que Bajada décrit comme «centrales» dans l’œuvre – et inspirées d’une panoplies d’artistes d’ici et d’ailleurs. Jonglant entre le roots, la pop planante et les synthétiseurs 80’s, et marqué de précieuses collaborations (François Lafontaine, José Major, Alexandre Lapointe, Joe Grass, Camille Poliquin et Adèle Trottier-Rivard, Marc Bell) l’album – à la fois dense et lumineux – témoigne d’un bonheur renouvelé, d’un «post-tristesse» allégé – ponctué ici et là par de brefs accès de mélancolie.